La vallée d’Ossau, première étape Pyrénéenne


Nous avions emporté nos cartes de randonnées, mais finalement l’escalade l’a largement emporté au cours de cette première étape dans les Pyrénées. Après l’acquisition du topo d’escalade puis quelques tractions sur le parcours santé situé près de notre bivouac à Oloron Sainte Marie, direction Arudy !

Petit village situé à l’entrée de la vallée d’Ossau, les falaises près d’Arudy semblent avoir un joli passé. Secteur école, idéal pour se préparer aux grandes voies pyrénéennes depuis les années 60, il est devenu petit à petit et au fil des rééquipements un joli site sportif. Une belle histoire bien racontée dans le topo.

Nos premiers pas à Arudy, nous les ferons sur les falaises calcaires du cirque d’Anglas. La majorité des secteurs y sont localisés. Le secteur Turon, le plus important, regroupe des voies faciles, idéales pour tous, et d’autres plus difficiles, parfois déversantes. Pour nous, la première grosse difficulté a été de déchiffrer ce rocher. Grimper là nécessite quelques efforts de lecture et attention aux préhensions parfois fuyantes faute de poussière et de végétation.

Mais nous avons vite appris de nos erreurs et l’escalade y est devenue autant plus plaisante. Car au secteur Turon, les voies peuvent atteindre 38 mètres, de longues tirées vraiment sympathiques comme la succession de « La voie du soleil » et de « Mercure » (6a). A Turon, les voies sont plutôt faciles mais esthétiques : de très belles balades verticales riches d’histoire.

Aurdy, un coin d’ouvreurs inspirés. Au secteur Sesto, alors que je grimpe « Spleen », une variante de « La voie des guêpes », Emilie chahute avec une abeille. Plus loin se joue « La sérénade pour rats crevés ». Au secteur GISP, secteur à 2 étages, nous décidons de rejoindre la vire proche de l’antre du bouc par « La bête ». Pas de bête à l’horizon alors nous nous lançons dans « la Stephan », voie magnifique, gros effet de gaz et un tantinet engagée. Puis recherche du bouc au dessus de l’antre, dans « la grotte ». A défaut, c’est Emilie qui jouera le bouc pour notre grand plaisir.

Au dessus de la fonderie, 2 caves offrent des voies plus athlétiques et les cotations grimpent d’un coup. M2d est une voie variée : en 25 mètres, il y a mur, dalle et un dévers à grosse prise. Parfait avant de se lancer dans une grande classique du coin, « le génocide des hérissons » (7a+) où le toit demande un bel effort de lecture puis de précision avant de lancer la longueur finale.

Arudy c’est une ambiance particulière, imprégnés de l’histoire, nous avons adoré grimper en ces lieux. Un lieu super bien équipé et où pourtant nous avions l’impression de vivre de belles aventures.

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