Quelques mots sur notre façon de voir ce voyage, mais aussi tout le reste.


A quelques jours du départ nous ne tenons plus en place. Nous avons profité avec plaisir de ces quelques mois en bord de mer, loin des grandes villes et de leur agitation pour nous ressourcer et adopter, je dirais même habiter, un état d’esprit qui nous tiens à cœur.
La vie avec vertu et modération. Le bonheur par la vertu comme les Stoïciens l’enseignaient, en pratique et dans des actes. La modération pour fuir l’aliénation à la modernité, ainsi que le matérialisme engendré par notre système et dans lequel nous sommes formatés. Ce départ n’est pas seulement un voyage, c’est aussi une prise de conscience et un autre mode de vie auquel nous aspirons :

  • Revenir aux choses simples, qui peuvent paraître idiotes pour certaines personnes mais que nous pensons primordiales, pour une vie légère et heureuse.
  • Prendre le temps de contempler et profiter pleinement de la nature, elle nous offre tellement (notre dette-  même seulement en tant qu’individu – est immense).
  • Prendre plaisir dans le plus possible de tâches quotidiennes ; qu’elles soient ennuyeuses ou assez désagréables, être en vie et ressentir, c’est déjà un bon argument non? On oublie souvent à quel point nos vies peuvent être confortables. On ne se rend pas compte de notre qualité de vie.
  • RALENTIR ; c’est vrai, notre « avancée » nous rends esclave du temps,  ce dernier doit être occupé et si possible de façon à faire le plus de chose possible afin de le rentabilisé, au travail mais aussi dans les loisirs.
  • Et surtout. Cesser de se croire souverain.

Alors oui, le choix d’un fourgon n’est pas très adéquate avec tout cela. Bien que nous allons beaucoup rouler, le but n’est pas d’écumer les pays de fond en comble ! Nous ne prônons pas ce genre de tourisme ou façon de voyager, à vouloir TOUT voir on finit par justement ne rien voir, on « passe » juste. Nous avons juste une esquisse de trajet, rien de prévu en détail et nous ne le souhaitons pas.

« Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques. Somme-nous une planète psychiatrique ? Combien de souffrances produisons-nous ? »

Pierre Rabhi

 « Si le jour et la nuit deviennent tels que vous les saluez joyeusement, et si la vie produit une senteur pareille à celle des fleurs et des plantes aromatiques, si elle est plus souple, plus étincelante, plus immortelle, en cela réside votre réussite. La nature tout entière vous acclame et vous devez momentanément vous accorder à vous-même votre bénédiction. Les plus grands biens et les plus grandes valeurs sont loin d’avoir été reconnus. Nous en venons facilement à en douter. Bientôt nous les oublions. Ils sont pourtant la plus haute réalité… La vraie moisson de ma vie quotidienne est quelque chose d’aussi intangible et d’aussi indescriptible que les teintes du matin et du soir. C’est un peu de poussière d’étoile, c’est une morceau d’arc-en-ciel que j’ai attrapé. »

Henry David Thoreau, Walden.

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