Rodellar, ambiance caliente !


Rodellar est un joli petit village espagnol situé au cœur de la Sierra de Guara. Exit la fraicheur de la vallée d’Ossau, ici c’est l’été : terres arides, 25°C au compteur, de nouveaux paysages à contempler. Cris des rapaces et des vautours qui tournoient dans le ciel et soudain … Venga !

Concentration de grimpeurs sur le parking dès notre arrivée matinale. Ambiance festive, un poil hippie. Nous savions que c’était un endroit très prisé des grimpeurs espagnols et français mais nous ne nous attendions pas à cette belle ambiance.

Nous avons vite décidé de se frotter au style local, au secteur El Camino. Grand mais court secteur, il attire pas mal de cordées (tant qu’il est à l’ombre). Nous avons beaucoup zippé à l’échauffement : les voies sont déversantes mais trop glissantes (car fréquentées) mais au moins nous avons été vite plongé dans le bain. A Rodellar, tu bosses avant tout le dévers ! Les voies plus longues du secteur (environ 20 mètres) nous ont plu d’avantage. « ¿Donde esta Wally? » (6c), il était peut être caché dans le bac final que Val’ a manqué … pas assez gros sans doute. Autre style au centre de la falaise, Toma Castana (7a+) est une voie dure au départ (début bloc avec sortie de bombé et réta’), puis très rési’. Différents styles déjà sur ce premier secteur.

Au secteur Bikini, les voies sont moins déversantes mais c’est un secteur parfait pour l’échauffement et passage obligatoire avant d’atteindre les autres secteurs. Nous avons apprécié le secteur Nuit de Temps, tenté par son haut pilier … sur lequel nous n’avons pas grimpé. Et oui nous avons été vite attiré par Mescalina Tropical (7a) qui borde la cavité  voisine.

Alors pour se rattraper, nous décidons de visiter un secteur avec un autre pilier, le Piton de Cuervo, mais à nouveau attiré vers les belles « China china (6c+/7a) sur une roche magnifique et recommandé par Julio (sosi espagnol de Jules B. 😉 ). D’ailleurs, il nous avait alors aussi très vivement recommandé leur projet Kirikiki (7b) et c’est l’une des plus belles voies que Val’ ait eu l’occasion de grimper. Très gros coup de cœur.

Plus loin, le secteur Pince Sans Rire nous a offert encore de très belles surprises. Secteur attirant et fréquenté, nous y avons retrouvé l’ambiance autour du parking. Beaucoup de cordées y travaillent de gros projets dans cette très grosse cavité. Sur de bons conseils, nous nous sommes lancé dans Pikky Kana (6c+). La dernière voie à Rodellar et ça s’est ressenti dans le toit.

Dernière voie et une descente pendu à la corde, face au canyon, face aux nombreux et très beaux secteurs voisins. Rodellar c’est immense !

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